Pendant une dizaine d'années, le Bénin avait choisi une ligne marxiste-léniniste dure dirigée par Mathieu Kérékou.
Toutes les grandes entreprises appartenaient à l'État. Après 1986, l'échec retentissant de cette politique économique a fait que le Bénin s'est tourné vers l'Ouest, notamment les États-Unis.
Une série de dénationalisations a alors touché tous les secteurs.
Après une courte mise à l'épreuve (la durée d'un quinquennat), le renouveau démocratique, issu des élections présidentielles de 1991 qui ont donné vainqueur l'ancien Premier ministre
Nicéphore Soglo, n'a visiblement pas convaincu les électeurs. Ils ont rappelé en 1996 l'ancien président Kérékou qui, entre-temps, a mis de l'eau bénite dans son vin de palme puisqu'il
semble avoir choisi de plaire au plus grand nombre en adoptant un discours mi-religieux, mi-gauchisant.
La diversité des cultes témoigne du caractère pluriel de la société béninoise où se côtoient Animistes (61%) Catholiques (19%) Musulmans (15%) Protestants (3 %) et Autres (2 %).
L'Animisme pratiqué dans tout le pays repose sur une conception polythéiste de l'univers: Dieu, Mahu ou Sêgbo Lissa est en tout et partout. L'ensemble de cette conception composée de divinités
diverses est appelé Vodoun dont le Bénin est incontestablement le berceau. Le Vodoun est adoré dans l'aire culturelle Adja-Tado et Yoruba.
Malgré l'existence de l'Islam, du Christianisme, le Vodoun se développe et fait l'objet d'un culte qui garde encore une grande vivacité dans les communautés Noires transplantées par la traite
négrière dans les îles caraïbes (à Cuba, au Brésil et à Haïti). Les prêtres du culte Vodoun forment un véritable clergé bien hiérarchisé. Ils collaborent étroitement avec les Bokonon,
devins-guérisseurs pratiquant la géomancie du Fâ. Au Bénin, grâce au phénomène du syncrétisme (système qui tend à fondre plusieurs doctrines différentes), Catholiques, Protestants et Musulmans
participent harmonieusement aux festivités annuelles du Vodoun.
(Source : Association VIDOME)